|
Comme tout le monde, j'ai commencé à photographier en mode "programme", tout automatique. C'est pratique parce qu'il suffit de cadrer, déclencher, et de ne penser à rien d'autre... Et bien sous l'eau, cela donne des photos encore plus moyennes que sur terre! Visiblement, les réglages réalisés pour les automatismes ne sont pas adaptés au milieu aquatique. Donc, oubliez! Après avoir testé brièvement les modes priorité à l'ouverture et priorité à la vitesse, je me suis rendu compte que le seul mode vraiment valable est le tout manuel. Je n'utilise plus *que* cela. De même, pour le flash, si le TTL est fantastique (en macro uniquement), rien de tel que les 10 niveaux de réglage manuel de l'intensité de mon flash Sea&Sea pour obtenir le rendu voulu... même en macro. Par contre, travailler en tout manuel nécessite quelques connaissances en photographie (vitesse, ouverture, sensibilité, profondeur de champ, nombre guide, etc...). Encore une fois, acquérez ces connaissances en photo terrestre avant de les tester sous l'eau, c'est bien plus facile! Sous l'eau, on n'a pas le temps de
changer plusieurs paramètres rapidement d'une photo à l'autre. C'est
pourquoi les modes personnalisés de l'Olympus 5050 sont parfait pour
préenregistrer 3 ou 4 configurations types (ambiance, faune mobile de
taille moyenne, macro). J'ai programmé le bouton personnalisable (celui
juste derrière le déclencheur) de façon à ce qu'il me permette de
naviguer d'un mode à l'autre facilement. J'ai ensuite configuré trois
modes personnalisés (notés M1 à M3 dans les photos sur ce site) comme
suit: |
||
|
Mode M1 - ambiance Programme: manuel |
Mode M2 - faune taille moyenne Programme: manuel |
Mode M3 - supermacro Programme: manuel |
|
Selon le type de photo, je
sélectionne le mode voulu, et ensuite, je peaufine (la vitesse,
l'ouverture, le zoom et l'intensité du flash externe) en fonction des
conditions. Quelques commentaires:
- La plupart des corrections et des filtres internes à l'appareil sont réglés sur zéro. Je préfère éditer les photos dans Corel PhotoPaint à la main, plutôt que de laisser l'APN bidouiller automatiquement mes pixels. Le résultat est bien meilleur. En photographie numérique, il n'y a aucune honte à retravailler ses photos sur un ordinateur. Je considère que cela fait partie du processus normal de "développement" de la photo numérique, tout comme la pellicule passe en chambre noire pour l'argentique. Toutefois, attention au calibrage de couleur de l'écran et de l'imprimante! - La sensibilité et la balance des blancs automatiques ne sont pas utilisables sous l'eau. Sélectionner une sensibilité de 100 ISO et la balance des blancs manuelle qui correspond à votre éclairage (soleil, dans mon cas). Je n'ai que très rarement besoin de retoucher les couleurs avec ce réglage. - Le réglage du flash en slave 1, second rideau, ainsi que le mode rafale avec autofocus (drive multiple AF) combinés à une carte Compact Flash rapide et un flash réglé à 1/4 de puissance ou moins permettent de prendre une dizaine de clichés en rafale sur 7 à 8 secondes avec le flash... pratique pour saisir la meilleure posture de sujets mobiles! Mais à ne pas abuser tout de même! - Pour obtenir un beau dégradé de bleu en arrière plan, il faut viser ce fond bleu et lire la valeur donnée par la cellule interne de l'APN. Ensuite, il faut faire varier le couple vitesse/diaphragme de telle sorte que cette valeur soit d'environ -1.0 à -1.3 (sous exposition d'1 EV, environ). Bien sûr, on choisira le diaphragme en fonction de la profondeur de champ voulue. Une vitesse de 1/125 ou plus figera les vaguelettes en surface (si on est à faible profondeur) et les sujets en mouvement. Une vitesse de 1/60 ou moins adoucira les reflets de la surface. Pour finir, régler le flash en fonction du diaphragme et de la distance, cadrer le sujet et déclencher. L'avantage du numérique: on peut voir le résultat directement et on peut facilement faire du "bracketing" (plusieurs photos prises à des expositions différentes), car la "pellicule" est gratuite! - Il faut *toujours* être près du sujet (moins d'1 mètre, et même si possible, moins de 50 cm) pour éviter au maximum les particules et l'absorption sélective des couleurs par l'eau. Par conséquent, tous les modes sont réglés en macro sur l'Olympus,... même le mode "ambiance"! L'Olympus 5050 passe automatiquement en mode normal si le sujet est plus éloigné. C'est pratique! Encore une fonction qui manque sur le modèle 4040, et sur d'autres APN. On peut toutefois facilement le débrayer ponctuellement, si nécessaire. Voilà, vous savez tout, ou presque. Je n'ai suivi aucun stage de photo, mais j'ai lu attentivement l'excellent livre "Photographier sous l'eau" réalisé par la commission nationale audiovisuelle de la FFESSM, publié aux éditions GAP, 2001 (416 pages). ISBN: 2-7417-0255-1, ISSN: 1258-0902. Je le conseille à tous! |
||
|
|
||